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16 février 2012
Les fractures, qu'elles nécessitent une chirurgie ou une immobilisation plâtrée ou avec une orthèse, produiront invariablement plusieurs effets collatéraux au niveau des articulations et des tissus adjacents: enraidissement, oedéme, perte de masse musculaire et de la force, dommages sensitifs et moteurs , sans oublier la douleur.
Les problèmes de mobilité risquent d'être plus accentués si la fracture touche une zone articulaire comme la partie distale du radius ou du cubitus ( poignet) ou le plateau tibial ( genou ). Un temps prolongé d'immobilisation, nécessaire pour guérir l'os, ajoutera plus de raideur articulaire et de perte motrice. L'âge avancé augmentera aussi le risque de ces complications.
Le physiothérapeute interviendra dès que le site de fracture est stable. Il possède l'expertise et les outils pour mesurer les amplitudes de mouvements, la force et le niveau d'athrophie musculaire, les fonctions proprioceptives et le contrôle moteur. Il établiera le niveau de déficit. Il précisera le (les ) sources(s) de douleurs résiduelles. Un plan de traitement sera établi. Cela peut aller d'un simple programme d'exercices à domicile à des traitements plus élaborés comprenant, en plus d'exercises progressifs, des techniques de mobilisations, de massages, l'électrothérapie et l'utilisation de la chaleur et du froid.
Donc, pour maximiser le retour de la fonction d'un membre ayant subi une fracture, le patient devra être vu en physiothérapie rapidement après la période d'immobilisation ou même après la chirurgie si c'est le cas.
Auteur: Ambroise Courteau physiothérapeute